Publication d'une étude concluante sur la diminution des facteurs de risque du syndrome métabolique

Nous sommes heureux d'annoncer la publication des résultats d'une étude sur le syndrome métabolique (SMet) dans le Canadian Medical Association Journal. Cette étude, menée sur une période de trois ans, a montré qu'un programme d'intervention, réunissant médecins de famille, kinésiologues et nutritionnistes et visant un changement des habitudes de vie, peut diminuer les facteurs de risque du syndrome métabolique. Réputée comme étant une maladie silencieuse, cette condition métabolique a été découverte pour la première fois par un médecin de famille au cours d'un examen de routine.

 « Le programme CHANGE aide les médecins de famille à freiner la progression du syndrome métabolique vers le diabète, les accidents vasculaires cérébraux et les problèmes cardiaques », déclare le Dr Khursheed Jeejeebhoy, gastro-entérologue, professeur émérite de médecine à l'Université de Toronto et directeur de la supervision nutritionnelle à l'Hôpital St. Michael à Toronto. « Cela permettra de réduire les coûts en santé et d'améliorer considérablement la qualité de vie. »

Cette étude est l'aboutissement d'un projet qui a débuté en 2012 et dans lequel 305 patients adultes atteints de SMet ont participé au programme CHANGE. Les participants ont été recrutés dans trois cliniques de médecine familiale et ont bénéficié d'un programme personnalisé de 12 mois axé sur les habitudes alimentaires et d'exercice et supervisé par des médecins de famille, des diététistes et des kinésiologues.

Tout au cours de cette étude, les participants se sont présentés aux rencontres prévues avec les kinésiologues et à celles avec les diététistes dans une proportion de 76 % et 90 % respectivement. Après 12 mois, 19 % des patients présentaient une amélioration de leur condition métabolique tandis que 42 % affichaient une diminution du nombre des facteurs de risque du syndrome métabolique. On a également observé une amélioration significative des habitudes alimentaires et de la capacité aérobie ainsi qu'une réduction du risque d'une crise cardiaque sur 10 ans chez 17 % des participants.

Implanté dans trois établissements de soins primaires, le programme CHANGE pourrait bien avoir un impact majeur sur le bien-être des patients et les soins de santé.

« Notre travail incite les diététistes et les kinésiologues à faire partie des équipes de soins primaires et interpelle les médecins de famille à considérer le mode de vie des patients comme très pertinent », précise Rupinder Dhaliwal, directrice des opérations à Syndrome Métabolique Canada. « L'adoption du programme CHANGE à travers la pratique médicale familiale a le potentiel d'avoir un impact majeur sur le bien-être et les soins de santé. »

Syndrome Métabolique Canada travaille à la mise en œuvre du programme CHANGE dans les cliniques de médecine familiale du Canada. Les résultats de l'étude sont publiés dans le CMAJ Open. L'étude a été menée par des chercheurs de l'Université Queen's, de l'Université Laval, de l'Université de l'Alberta et de l'Université de Guelph, aux côtés d'experts en soins primaires partout au Canada et financée par Syndrome Métabolique Canada.